Les économies africaines pâtissent de la conjoncture internationale incertaine

Africa pulse

Les économies africaines déjà fragiles, pâtissent de la conjoncture internationale incertaine, indique la 20e édition d’Africa’s Pulse, le rapport semestriel de la Banque mondiale consacré à la conjoncture économique africaine.

« La croissance en Afrique subsaharienne ne parvient pas à décoller en 2019, freinée par les incertitudes persistantes de l’économie mondiale et des réformes intérieures qui marquent le pas, selon la 20e édition d’Africa’s Pulsea »(ndlr : publié le 9 octobre dernier à Washington), souligne la Banque mondiale qui précise par ailleurs que « globalement, la croissance devrait ressortir à 2,6 % en 2019, contre 2,5 % l’année précédente, une performance inférieure de 0,2 point de pourcentage aux prévisions d’avril ».

La Banque mondiale qui indique par ailleurs que l’Afrique n’est pas le seul continent à subir les effets de cette conjoncture internationale, note que « les prévisions pour 2019 sont encore plus mauvaises pour le Maghreb et le Moyen-Orient, l’Amérique latine et les Caraïbes ainsi que l’Asie du Sud où d’autres économies émergentes et en développement revoient leurs perspectives à la baisse ».

Comme une des solutions, la Banque mondiale préconise l’accélération de la réduction de la pauvreté et l’autonomisation des femmes ».

Car, écrit la Banque, « L’Afrique subsaharienne est la seule région du monde pouvant se targuer d’avoir plus de femmes au profil entrepreneurial que d’hommes, sachant que les Africaines jouent un rôle clé dans l’agriculture sur le continent. Mais les écarts de salaire importants et persistants entre les sexes étouffent cette singularité : en Afrique subsaharienne, les agricultrices produisent 33 % de moins par hectare que les agriculteurs et les entrepreneures ou cheffes d’entreprise gagnent 34 % de moins que leurs homologues masculins ».

A cet effet, elle propose six leviers pour assurer l’autonomisation économique des femmes : «  renforcer leurs compétences au-delà des formations traditionnelles ;  lever les contraintes financières par des solutions novatrices qui résolvent la question du nantissement et améliorent l’accès au secteur financier ; les aider à faire valoir leurs droits fonciers ; les rapprocher du monde du travail ; s’attaquer aux normes sociales qui entravent leurs perspectives professionnelles ; et  préparer une nouvelle génération solide en aidant les adolescentes à franchir sans heurts cette étape de leur vie ».