Perte de croissance de 4,2 points pour l’économie togolaise à cause du coronavirus

Le Togo qui renoue avec la croissance après la crise socio-politique de 2017 et 2018 en espérant atteindre un taux de 5,5% en 2020, ne se contentera que de 1,3%, à cause de l’impact de la Covid-19 sur les activités économiques, note-t-on dans un discours du ministre de l’Economie et des Finances, lors de l’ouverture mardi de la 19e Revue de la mise en œuvre des réformes élaborées par les différents départements ministériels et institutions du pays.

Le ministre de l’Economie et des Finances, Sani Yaya qui souligne le « contexte particulier » dans lequel évolue l’économie mondiale et celle du Togo, « à cause de la Covid-19 », reconnait, sans détour, l’impact.

« Les projections laissent apparaître une forte décélération de l’activité économique, avec une perte de croissance de 4,2 points de pourcentage selon l’hypothèse la plus optimiste. Le taux de progression de l’activité économique est révisé à 1,3% pour l’année 2020, contre une prévision initiale de 5,5%, après un taux de 5,3% enregistré en 2019 ».

La solution, après les leçons à tirer des impacts de cette pandémie sur le social et l’économie, est de « repenser notre modèle économique pour le rendre moins dépendant de l’extérieur et donc plus résilient face aux chocs externes », suggère le ministre.

«La nouvelle politique s’articulera autour de la création des pôles de croissance, des unités de transformation industrielle de nos matières premières, particulièrement dans le secteur agricole et industriel pour développer des chaînes de valeur et créer plus d’emploi », propose-t-il, optant pour la révision et l’actualisation du Plan national de développement (PND) en cours et couvrant la période 2018-2020 et qui a pour objectif d’amorcer le développement du Togo en se basant sur l’agriculture et la production.

Cette mesure suffit-elle pour rattraper la croissance perdue, surtout que le Togo a difficilement enregistré 5,3% de croissance en 2019, après le ralentissement de l’économie du pays qui avait subi un ralentissement en raison de l’impact négatif de la crise socio-politique de 2017 et 2018, avec des incidences sur le taux de croissance qui était estimé à 4,4% en 2017 contre 5,1% en 2016 ?