Un élève au lycée, un poids financier pour les parents.

Lycee

La rentrée, c’est pour très bientôt, et un stress sans pareil s’empare encore des parents d’élèves. Une situation devenue très banale, mais encore évidente chez les parents dont les élèves sont au lycée, ce cycle qui augmente d’un cran, le poids financier des études. Ainsi, à côté de la fierté et de la satisfaction d’avoir un enfant au lycée, les dépenses exorbitantes subordonnées à ce cycle s’érigent en joug financier pour les parents.

Seconde, première et terminale, voilà les classes dont les élèves font dépenser énormément leurs parents. Tant dans l’enseignement général que dans l’enseignement technique, dans le public que dans le privé, le déplacement, la restauration et les fournitures (équipements et tenue) sont les trois grandes sources de ces dépenses. L’ « écolage », «quatrième larron», n’est pas du reste. Néanmoins, son poids est plus grand quand il s’agit d’une école privée.

Restauration et déplacement : des cordes au cou des parents.

Même si les frais de scolarité et les fournitures sont prioritaires sur le déplacement et la restauration, ces derniers sont les deux grandes sources de dépenses des parents d’élèves du lycée. Selon nos sondages, si les élèves proches des écoles dépensent en moyenne 500 pour la restauration (135 000 francs par an) et marchent pour aller à l’école, ceux qui sont loin dépensent en moyenne 500F pour la restauration et 1000 francs pour le déplacement (270 000 francs par an). Des frais qui dépassent largement les frais de scolarité qui vont de 13000 dans les établissements publics à 105 000 francs dans les établissements privés laïques et confessionnels.

Par ailleurs, ces frais de restauration augmentent avec l’instauration des «journées continues». Parfois même les parents sont obligés de doubler l’argent de poche pour permettre à leurs enfants d’étudier dans des conditions optimales. De 500 francs, il passe à 700 ou même 1000 francs CFA (189 000-270 000 par an).

L’Enseignement technique, un joug financier particulier

Le poids financier des études au niveau de l’Enseignement technique est particulièrement élevé. Même si les frais de déplacement et de restauration sont pratiquement identiques dans les deux cas, les fournitures et les frais de scolarité eux, divergent. Au niveau de l’écolage, la différence n’est pas trop grande, elle varie de 5000-10000 francs dans les établissements privés. Ce sont les fournitures qui augmentent véritablement le coût des études dans l’Enseignement technique, particulièrement les séries industrielles (F1, F2, F3, F4, Ti, E). Les planches des élèves de la série F4 par exemple, coûtent entre 35000 et 50000 francs CFA. Ainsi, chaque filière a ses exigences en termes de fournitures, ce qui constitue un joug financier particulier pour les parents.

Les classes d’examen, un cas à part

A tous les frais susmentionnés, s’ajoutent d’autres qui ne proviennent que des examens. En première et en terminale, les fascicules, les annales et surtout les travaux dirigés viennent grever les dépenses des parents. Ces travaux dirigés qui coûtent en moyenne 500 francs par matière constituent une dépense avoisinant 100 000 francs par an.

Par ailleurs, avant tous ces frais, les frais d’examen s’imposent également aux parents pour la participation de leurs enfants à l’examen. En classe de première, selon les chefs d’établissements rencontrés, ils s’élèvent à 3000 francs pour l’Enseignement général et 8000 francs pour l’Enseignement technique ; et en terminale c’est 13000 francs dans les deux cas.

Le deuxième cycle du secondaire fait énormément dépenser les parents. Même si les frais de scolarité varie d’une région à une autre et aussi en fonction du niveau de vie (dans le public), et que certains établissements privés mettent en place des systèmes de tontines pour alléger la tâche aux parents, avoir un élève au lycée continue de constituer un poids financier pour les parents.